Architecture du projet openRemoteTRX

Comment TRX Remote relie votre poste à votre téléphone : les équipements, le chemin sur le réseau, puis les briques logicielles de la station et de la page de contrôle.

1. Les équipements et le réseau

Le poste est relié en USB à un ordinateur, le serveur TRX Remote (PC Windows, PC Debian ou Raspberry Pi). Ce serveur est branché sur votre réseau local. Chez vous, votre téléphone ou votre PC s’y connecte directement en Wi-Fi. À l’extérieur, la connexion passe par votre box et Internet, au choix par un VPN ou par un accès HTTPS ouvert sur la box.

Ce qui circule sur le réseau

FluxContenuProtection
Page de contrôleLa page elle-même et la connexion (identifiant, mot de passe)HTTPS chiffré ; sans chiffrement, l’accès réseau refuse de démarrer
Canal « control »Commandes : émission, fréquence, mode, réglages ; état du poste en retourWebRTC chiffré, ouvert seulement après la connexion
AudioSon reçu du poste ; votre micro pendant votre émissionWebRTC chiffré (Opus)
Canal « spectrum »Balayages du spectre, environ 4 par secondeWebRTC chiffré ; un balayage perdu n’est jamais renvoyé

L’audio et les canaux passent en UDP. Derrière certaines box ou chez certains opérateurs mobiles, l’UDP ne passe pas directement : un VPN règle alors le problème.

2. Les briques de la station

Sur le serveur, plusieurs programmes travaillent ensemble. Le principe : un seul chemin pour commander le poste, et un gardien indépendant qui surveille ce chemin.

BriqueRôle
rigctld (Hamlib)Traduit les commandes en langage du poste ; reconnaît plusieurs centaines de modèles. Il n’écoute que sur la machine elle-même.
PasserelleLe cœur : elle décide de l’émission et applique toutes les sécurités. Elle transporte l’audio et sert la page de contrôle. Elle filtre chaque commande des clients.
SuperviseurSecond gardien, indépendant de la passerelle. Il surveille le poste, la passerelle et les services, coupe l’émission en cas d’anomalie et relance ce qui est bloqué. En dernier recours, il passe en mode sûr.
Fichier d’étatL’état de la passerelle, réécrit plusieurs fois par seconde. S’il cesse de changer, le superviseur sait que la passerelle est figée.
Console et moniteurLes outils de l’opérateur sur le serveur : diagnostic, assistant de configuration, mises à jour signées et tableau de bord. Le tableau de bord ne permet qu’une action : STOP.
ModulesFonctions complémentaires, chacune dans son propre programme, sans jamais toucher au chemin de l’émission. Le socle est en place ; le premier module utile (cluster DX) est à venir.

3. Les briques de la page de contrôle

La page s’ouvre dans le navigateur du téléphone ou du PC. Elle ne décide de rien : elle envoie des demandes et affiche l’état que la station lui renvoie.

4. Le trajet d’une émission, de bout en bout

  1. Vous cochez « Émission autorisée », puis appuyez sur PTT : la page envoie une demande sur le canal control.
  2. La passerelle vérifie :
    • que vous êtes le seul à émettre ;
    • que la bande et le mode sont autorisés ;
    • que le poste répond et qu’il est bien en réception.
    Ensuite seulement, elle commande l’émission à rigctld, puis relit le poste.
  3. La passerelle ouvre la porte audio pour vous seul : votre micro part vers le poste. La page affiche « ÉMISSION EN COURS », parce que la station l’a confirmé.
  4. Pendant l’émission, la page envoie un signal de vie deux fois par seconde. La passerelle surveille la durée maximale, et le superviseur surveille le tout, de son côté.
  5. Second appui, STOP, signal de vie perdu, durée dépassée ou connexion coupée : la porte audio se ferme d’abord, puis le poste repasse en réception. La station relit le poste pour le confirmer.

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